Monde Coupe du monde 2026 24/06/2026 21:00
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BOSNIE-HERZEGOVINE

BOSNIE-HERZEGOVINE

BOSNIE-HERZEGOVINE
3 - 1

Mi temps : 2 - 1
Match terminé
QATAR

QATAR

QATAR

L'analyse du match

Par Rémy · Publié le 13 juin 2026 à 20:31

Tout se joue dans la dernière minute !

Il y a des affiches qui sentent la poudre avant même le coup d’envoi, et ce Bosnie-Herzégovine - Qatar du 24 juin en fait partie. Pour clore la phase de groupes, le Groupe B offre à Lumen Field, à Seattle, un duel où deux outsiders risquent de jouer leur survie dans le tournoi. Dans une poule dominée sur le papier par le Canada, co-organisateur, et par une Suisse rodée aux grands rendez-vous, les hommes de Sergej Barbarez et les Maroons de Julen Lopetegui savent qu’une troisième journée mal négociée peut tout balayer. Bref, le genre de match couperet où l’on n’a pas le droit à l’erreur.

Commençons par le contexte : pour la Bosnie comme pour le Qatar, il s’agit seulement de la deuxième participation à une Coupe du Monde. Les Bosniens n’avaient plus goûté à la grande table depuis 2014 au Brésil ; le Qatar, lui, n’avait connu le Mondial qu’en 2022, à domicile, sans en franchir le premier tour. Cette fois, les deux sélections arrivent en Amérique du Nord avec une vraie faim et un statut commun : celui de l’outsider qui n’a rien à perdre et tout à prouver.

Le chemin emprunté par la Bosnie pour arriver jusqu’ici raconte déjà tout du caractère de cette équipe. Deuxième de son groupe de qualification derrière l’Autriche, elle a dû passer par l’enfer des barrages. Et quel parcours : une demi-finale arrachée au Pays de Galles (1-1, qualification aux tirs au but), puis surtout une finale d’anthologie face à l’Italie. Menée au bout du suspense, la bande à Edin Dzeko a fait tomber la Squadra Azzurra aux tirs au but (1-1, 4-1 t.a.b.), privée une fois encore la Nazionale de Coupe du Monde. Un scénario qui forge les nerfs et qui dit beaucoup du mental de ce groupe : la Bosnie ne lâche jamais rien.

Sur le terrain, c’est une équipe taillée dans le roc. Le sélectionneur Sergej Barbarez peut s’appuyer sur une ossature physique impressionnante, du défenseur expérimenté Sead Kolasinac à des attaquants au gabarit de pivot. Mais le symbole reste là, immuable : à 40 ans, le capitaine Edin Dzeko continue de porter le brassard et la mémoire des Bosniens. Recordman absolu de la sélection avec 73 buts en 148 capes, l’ancien buteur de Manchester City et de la Roma reste une référence dans la surface et un point d’ancrage pour ses jeunes partenaires. À ses côtés, Ermedin Demirovic, le buteur du VfB Stuttgart, incarne le présent et l’avenir de l’attaque : à 28 ans, dans la force de l’âge, il est sans doute la principale menace offensive de cette sélection.

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Il faudra toutefois composer avec une absence de taille dans l’animation : Miralem Pjanic, longtemps cerveau du jeu bosnien, a pris sa retraite internationale en 2025. Ce vide créatif au milieu reste la grande inconnue : qui prendra le jeu à son compte dans les moments chauds ? C’est sans doute là, dans l’entrejeu, que se jouera une partie du sort des Bosniens.

En face, le Qatar avance avec d’autres arguments. Les Maroons disputent ici leur deuxième Coupe du Monde consécutive, mais la première décrochée sur le terrain, et non en tant qu’hôte. Au terme d’un quatrième tour de qualification asiatique maîtrisé, la sélection a validé son billet, signant ainsi une étape symbolique dans la progression du football qatari. C’est désormais un technicien rompu aux exigences européennes, l’Espagnol Julen Lopetegui, qui tient la barre et tente d’apporter une vraie structure à ce groupe.

Et le Qatar ne manque pas de talent pour faire mal à n’importe quel adversaire. Devant, deux noms ressortent. Akram Afif, double Joueur asiatique de l’année, demeure le poumon créatif de l’équipe : c’est lui qui évolue entre les lignes, éclaire le jeu et lance les transitions. À la pointe, Almoez Ali continue d’écrire son histoire : meilleur buteur de l’histoire de sa sélection, il a aussi terminé meilleur réalisateur des qualifications asiatiques avec 12 buts, preuve que son sens du placement et sa finition restent au cœur du dispositif offensif. Pour encadrer cette génération, le capitaine Hassan Al-Haydos, recordman des sélections (188 capes) et double vainqueur de la Coupe d’Asie, apporte l’expérience et le leadership d’un homme qui a tout connu sous le maillot grenat.

Tactiquement, le duel promet un contraste savoureux. D’un côté, la Bosnie et son jeu direct, ses ballons portés vers ses tours de contrôle offensives, sa capacité à peser sur les coups de pied arrêtés grâce à son gabarit. De l’autre, un Qatar plus technique, qui cherche à combiner, à jouer dans les petits espaces et à utiliser la vitesse d’Afif dans le dos des défenses. Le combat au milieu de terrain, entre la puissance bosnienne et le toucher qatari, pourrait bien décider de la rencontre.

Reste l’enjeu, brûlant. Cette troisième et dernière journée du Groupe B intervient après les confrontations contre le Canada et la Suisse : selon les résultats engrangés, ce face-à-face peut se transformer en véritable finale pour la qualification, voire en match de la dernière chance. Dans un Mondial à 48 équipes où les meilleurs troisièmes peuvent se faufiler, chaque point, chaque but, chaque détail compte. Autant dire que ni Dzeko ni Al-Haydos ne voudront sortir de leur deuxième Coupe du Monde sans avoir tout donné.

Alors, qui de la rage bosnienne ou de la finesse qatarie tiendra le dernier mot à Seattle ? Entre une sélection qui vient de terrasser l’Italie pour exister et une autre qui veut enfin prouver sa valeur loin de ses bases, le suspense reste entier. Une chose est sûre : à Lumen Field, personne ne pourra se permettre de calculer.

Rémy, pronostiqueur football

Rémy — Pronostiqueur football

Rémy, la quarantaine, est un ancien joueur de niveau national reconverti dans l'analyse football. Fin connaisseur des grands championnats et des coupes d'Europe, il décrypte chaque affiche avec l'expérience de celui qui a connu les vestiaires et la pression des fins de saison. Ses avant-matchs privilégient le contexte, les équilibres de jeu et la lecture tactique plutôt que le pari à tout prix.

Tendances de la communauté
1n2
34
BOSNIE-HERZEGOVINE (88.24%)
nul (11.76%)
QATAR (0%)
Double chance
5
BOSNIE-HERZEGOVINE ou nul (80%)
nul ou QATAR (20%)
BOSNIE-HERZEGOVINE ou QATAR (0%)
Draw no bet
2
BOSNIE-HERZEGOVINE (100%)
QATAR (0%)
Over under
1
Moins de 2.5 buts (0%)
Plus de 2.5 buts (100%)
Handicap 1n2
2
BOSNIE-HERZEGOVINE gagne par au moins 2 buts d'écart (50%)
BOSNIE-HERZEGOVINE gagne par exactement 1 buts d'écart (50%)
QATAR ou match nul (0%)
Over under
1
Moins de 2 buts (0%)
Plus de 2 buts (100%)
Over under
1
Moins de 4.5 buts (100%)
Plus de 4.5 buts (0%)
Over under
1
Moins de 3.5 buts (100%)
Plus de 3.5 buts (0%)
Handicap 12
1
BOSNIE-HERZEGOVINE gagne par au moins 2 buts d'écart (0%)
QATAR gagne ou ne perd pas par plus de 1 buts (100%)
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