Fini les boulevards pour sprinteurs : vendredi 17 juillet, la 13e étape du Tour de France 2026 relie Dole à Belfort au terme de 205,8 km — la plus longue étape de cette édition, la seule à dépasser les 200 kilomètres. Au menu : la traversée de la Franche-Comté, un passage sur les terres de Thibaut Pinot à Mélisey, puis le mythique Ballon d’Alsace, premier « vrai » col de l’histoire du Tour il y a 121 ans, dont le sommet est jugé à 30 km de l’arrivée. Un terrain de jeu idéal pour les baroudeurs-puncheurs, avec une descente rapide et technique qui pourrait tout décider — possiblement sous la pluie.
Contexte : la canicule s’achève dans les orages
Changement de décor complet après dix jours de fournaise : les modèles météo annoncent la fin de l’épisode caniculaire autour des 16-17 juillet, avec une bascule par l’ouest accompagnée d’averses et d’orages potentiellement violents — grêle et fortes rafales ne sont pas exclues, et l’est du pays, où se joue justement cette étape, sera le dernier servi par le rafraîchissement. Concrètement : un peloton usé par deux semaines de chaleur pourrait affronter vendredi une route humide dans la descente du Ballon d’Alsace, l’une des plus rapides et sinueuses de ce Tour. Prudence donc : les conditions exactes ne seront connues qu’au matin, et elles peuvent changer radicalement la physionomie — et la hiérarchie — de l’étape.
Le parcours : 205,8 km, la plus longue étape du Tour, et le Ballon d’Alsace en juge de paix
Départ de Dole à 13h00 pour une longue traversée de la Bourgogne-Franche-Comté : le Jura, le Doubs et un passage à l’ouest de Besançon, puis la Haute-Saône. Les 130 premiers kilomètres, sans difficulté répertoriée, promettent une énorme bagarre pour prendre l’échappée : tout le monde a compris que la victoire se jouera probablement à l’avant. Le sprint intermédiaire est jugé à Mélisey (km 137,8), le village de Thibaut Pinot, avant l’entrée dans le massif des Vosges.
Le final, lui, est limpide : le Col des Croix (3e catégorie, 5,2 km à 4,8 %, km 157,4) sert d’apéritif, avant le plat de résistance : le Ballon d’Alsace (1re catégorie, 8,8 km à 6,9 %), dont le sommet est franchi au km 175,9, à 30 km de l’arrivée. Suivent une descente rapide et technique puis un faux plat descendant vers Belfort — ville qui n’avait plus accueilli d’arrivée du Tour depuis 1978 — avec une dernière chausse-trape : un raidillon de 800 m à 8 % dans les 5 derniers kilomètres, parfait pour porter l’estocade dans un groupe de contre. Arrivée des premiers coureurs estimée vers 17h46. Le vainqueur devra grimper, descendre et finir vite : un profil de coureur complet.
Les favoris du jour : place aux puncheurs-descendeurs
Comme chaque soir, les marchés « vainqueur d’étape » ouvrent tard et bougent vite : au moment d’écrire ces lignes, aucune cote ferme et vérifiable n’était diffusée sur cette 13e étape chez les opérateurs agréés ANJ (PMU, Unibet, Betclic, Bet365, Winamax). Lecture qualitative donc, et rendez-vous sur le comparateur cyclisme de Coteur dès l’ouverture des marchés.
Mathieu van der Poel, l’épouvantail
Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) coche toutes les cases du jour : la puissance pour rentrer dans la bonne échappée, le punch pour le raidillon final, et une pointe de vitesse qui le rend quasi imbattable en petit comité. Déjà aperçu à l’avant sur la 10e étape vers Le Lioran, le Néerlandais sera l’homme à battre… et le plus marqué. Sa cote sera mécaniquement la plus courte : la valeur est probablement ailleurs.
Tom Pidcock, le roi de la descente
Tom Pidcock (Q36.5) est le pari scénario par excellence : si la pluie s’invite sur la descente du Ballon d’Alsace, personne ne descend plus vite ni avec plus d’audace que le Britannique. Passer le sommet dans les cinq premiers et plonger sur Belfort : c’est exactement le type de coup qu’il a déjà réussi par le passé, et le tracé semble dessiné pour lui.
Mads Pedersen et Matej Mohoric, les costauds du troisième rideau montagneux
Mads Pedersen (Lidl-Trek), maillot vert, a un double intérêt dans cette étape : le sprint intermédiaire de Mélisey avant les bosses, et une victoire possible s’il passe le Ballon d’Alsace dans un bon groupe — sur 205 km d’usure, peu de coureurs encaissent mieux que le Danois. Matej Mohoric (Bahrain Victorious), lui, est le spécialiste absolu de ce scénario : franchir le sommet en poursuiteur, reprendre tout le monde dans la descente et régler l’affaire au courage. Une descente humide ne lui fait pas peur, elle l’avantage.
Outsiders et coureurs sous-cotés : la value est dans l’échappée
Sur une étape promise aux baroudeurs, le deuxième rideau regorge de valeur. Romain Grégoire (Groupama-FDJ) sera transcendé par une arrivée en Franche-Comté, sur les routes de sa région : le puncheur bisontin a le final parfait pour lui. Kévin Vauquelin (Netcompany-Ineos), très offensif depuis le départ et déjà dans le bon coup vers Le Lioran, peut compter sur une équipe taillée pour l’attaque avec Filippo Ganna, rouleau compresseur idéal sur le faux plat final. Ben Healy (EF Education-EasyPost), infatigable attaquant, adore ces étapes de plus de 200 km où tout le monde explose. Enfin, gardez un œil sur Magnus Cort (Uno-X Mobility) : la formation norvégienne, déjà victorieuse à Nevers avec Søren Wærenskjold, surfe sur la confiance, et le Danois moustachu est un finisseur redoutable en petit groupe. Autant de noms dont les cotes devraient offrir un bien meilleur rapport risque/prix que celles du duo van der Poel – Pidcock : à vérifier opérateur par opérateur sur le comparateur Coteur.
Incidence sur les maillots : journée piège pour le général
Au général, Tadej Pogacar aborde l’étape en jaune devant Jonas Vingegaard : sur le papier, une journée de gestion avant le week-end de haute montagne… mais le Ballon d’Alsace et surtout sa descente potentiellement humide sont un vrai piège — une chute ou une cassure mal négociée peut coûter plus cher que n’importe quel col. Au classement par points, le sprint intermédiaire de Mélisey est placé avant les difficultés : Mads Pedersen peut y creuser encore l’écart sur Tim Merlier, qui ne devrait pas voir Belfort aux avant-postes — et si le Danois joue la gagne, l’opération serait double. Le maillot à pois se disputera dans l’échappée, avec les gros points de la 1re catégorie au sommet du Ballon d’Alsace. Le blanc, enfin, devrait vivre une journée calque du jaune.
Notre lecture pour l’étape 13
Une échappée royale qui se joue la victoire, un van der Poel surveillé de tous, un Pidcock et un Mohoric à l’affût dans une descente qui peut faire la décision sous la pluie, et de la vraie valeur sur les profils offensifs du deuxième rideau — Grégoire à domicile, Vauquelin, Healy, Cort : voilà le scénario le plus probable de ce vendredi 17 juillet, sous réserve d’une météo orageuse à confirmer au matin. Avant de miser, comparez systématiquement les prix de PMU, Unibet, Betclic, Bet365 et Winamax sur le comparateur de cotes Coteur : sur un marché « vainqueur d’étape » aussi ouvert, les écarts de prix entre opérateurs sont souvent considérables.
Les cotes mentionnées sont indicatives, non contractuelles et susceptibles d’évoluer. Paris sportifs réservés aux personnes majeures, auprès d’opérateurs agréés par l’ANJ. Aucun gain n’est garanti. Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Appelez le 09 74 75 13 13 (appel non surtaxé).