Monde Coupe du monde 2026 26/06/2026 04:00
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TURQUIE

TURQUIE

TURQUIE
3 - 2

Mi temps : 2 - 1
Match terminé
États Unis

États Unis

États Unis

L'analyse du match

Par Rémy · Publié le 14 juin 2026 à 17:36

Le dos au mur pour les Croissants ?

Il y a des affiches qui sentent la poudre avant même le coup d’envoi, et ce Turquie–États-Unis de la 3ème et dernière journée du groupe D en fait partie. Rendez-vous est pris au SoFi Stadium de Los Angeles, dans la nuit du 25 au 26 juin (4h00, heure de Paris), pour un duel où le pays co-hôte reçoit une sélection turque qui a déjà le couteau sous la gorge. D’un côté, des Américains portés par tout un continent et lancés pied au plancher ; de l’autre, des hommes de Vincenzo Montella contraints de réagir après une entrée en matière ratée. Le contexte, à lui seul, promet une rencontre électrique.

Car la situation comptable n’a rien d’anodin. Les États-Unis ont frappé fort d’entrée en établissant le Paraguay sur le score sans appel de 4–1, au même SoFi Stadium. Un but contre son camp de Damian Bobadilla dès la 7ème minute, un doublé de Folarin Balogun avant la pause – le premier Américain à planter deux fois dans un même match de Coupe du Monde depuis l’édition inaugurale de 1930 – puis un quatrième but de Gio Reyna dans le temps additionnel : la machine s’est mise en route de la plus belle des manières. La Turquie, elle, a vécu une tout autre soirée. À Vancouver, les coéquipiers de Hakan Çalhanoglu sont tombés 2–0 face à l’Australie, surpris par Nestory Irankunda (27ème) puis par Connor Metcalfe (75ème). Une entame cauchemardesque pour une équipe annoncée comme la principale rivale des États-Unis dans ce groupe.

Résultat : au moment d’aborder cette dernière journée, la hiérarchie s’est inversée par rapport aux pronostics d’avant-tournoi. Les Américains comme les Australiens ont pris les commandes avec leur premier succès, tandis que la Turquie et le Paraguay couraient encore après leurs premiers points. Tout l’enjeu, pour la bande à Montella, était donc de relancer la machine dès la deuxième sortie face au Paraguay avant ce choc contre l’hôte. Une chose est sûre : les Turcs n’ont plus le droit à l’erreur s’ils veulent encore croire à une qualification, qu’elle passe par la 2ème place ou par le repêchage parmi les meilleurs troisièmes. La pression a clairement changé de camp.

Sur le papier, pourtant, la Turquie a de quoi faire trembler n’importe qui. Sortie des barrages en écartant la Roumanie (1–0, but de Ferdi Kadioglu sur un service d’Arda Güler) puis en franchissant la finale, cette sélection revêt le costume d’outsider séduisant. Montella a bâti un 4-2-3-1 fluide, sans véritable numéro 9 fixe, fondé sur la possession et la liberté laissée à un quatuor offensif jeune et mobile. Au cœur de ce projet, Arda Güler, élu Révélation de la saison de Ligue des Champions 2025/26 avec le Real Madrid, incarne tout le talent de cette génération. Autour de lui gravitent Kenan Yildiz, meneur de la Juventus, et Kerem Aktürkoglu, atout offensif de Fenerbahçe. De quoi donner des sueurs froides à la défense américaine.

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Reste que sur le terrain, l’Australie a montré la marche à suivre : un bloc compact, de l’agressivité et un réalisme implacable suffisent à faire déjouer ce collectif turc encore en rodage. Le talent individuel ne fait pas tout, et Montella sait que sa charnière reste perméable dès que le rythme s’emballe. Face à une attaque américaine en pleine confiance, l’équilibre entre l’audace offensive et la solidité défensive sera la grande équation de la soirée pour les Turcs. Trop ouverts, ils s’exposeront aux contres ; trop frileux, ils laisseront l’initiative à un adversaire qui adore jouer devant son public.

Car ce public, justement, sera l’un des grands acteurs du match. Pays co-organisateur avec le Mexique et le Canada, les États-Unis vivent leur Coupe du Monde à domicile et comptent bien en profiter jusqu’au bout. Mauricio Pochettino a bâti un groupe à son image : ambitieux, jeune – l’un des plus jeunes jamais alignés par la sélection – mais déjà rodé aux grands rendez-vous. Le leader s’appelle Christian Pulisic, 84 sélections au compteur, capable de faire basculer un match d’un coup de reins ou d’une dernière passe. Contre le Paraguay, l’ailier de l’AC Milan a été remplacé à la pause par mesure de précaution après une gêne au mollet, mais le staff se veut rassurant sur son état. Sa présence et son niveau de fraîcheur seront à surveiller de près.

Autour de lui, l’arsenal offensif américain a fière allure. Folarin Balogun s’est installé dans la peau du buteur que cette sélection cherchait depuis des années, Weston McKennie apporte sa puissance et son volume dans l’entrejeu, et Gio Reyna a rappelé toute sa qualité de finition dès sa première apparition. Une diversité de profils qui rend l’attaque des « Stars and Stripes » particulièrement difficile à cadenasser. Sur leur pelouse, portés par l’élan d’une entrée en matière réussie, les hommes de Pochettino abordent ce rendez-vous avec la confiance des équipes qui sentent que tout leur sourit.

Au classement mondial FIFA, les États-Unis (17ème) devancent légèrement la Turquie (23ème), et les premières cotes des bookmakers font logiquement de l’hôte le favori de ce groupe D. Mais une Coupe du Monde se joue rarement sur le papier, surtout lors d’une dernière journée où les calculs et les nerfs s’invitent. La Turquie, de retour dans la compétition vingt-quatre ans après sa demi-finale de 2002, a le talent pour créer la surprise, à condition de retrouver la maîtrise qui lui a fait défaut à Vancouver.

Alors, à quoi faut-il s’attendre dans la nuit californienne ? À un bras de fer entre la fraîcheur et l’ambition d’une génération turque dorée et la détermination d’un pays hôte qui rêve grand devant son public. Les États-Unis joueront pour terminer en tête ; la Turquie, peut-être, pour sa survie. Et quand l’envie de gagner croise la peur de tout perdre, le spectacle est rarement avare en rebondissements. Verdict au SoFi Stadium !

Rémy, pronostiqueur football

Rémy — Pronostiqueur football

Rémy, la quarantaine, est un ancien joueur de niveau national reconverti dans l'analyse football. Fin connaisseur des grands championnats et des coupes d'Europe, il décrypte chaque affiche avec l'expérience de celui qui a connu les vestiaires et la pression des fins de saison. Ses avant-matchs privilégient le contexte, les équilibres de jeu et la lecture tactique plutôt que le pari à tout prix.

Tendances de la communauté
1n2
24
TURQUIE (8.33%)
nul (16.67%)
États Unis (75%)
Double chance
6
TURQUIE ou nul (16.67%)
nul ou États Unis (83.33%)
TURQUIE ou États Unis (0%)
Les deux équipes marquent
3
oui (100%)
non (0%)
Over under
2
Moins de 2 buts (0%)
Plus de 2 buts (100%)
Over under
2
Moins de 2.5 buts (0%)
Plus de 2.5 buts (100%)
Over under mi temps
1
Moins de 0.5 buts (0%)
Plus de 0.5 buts (100%)
Over under mi temps
1
Moins de 1.5 buts (0%)
Plus de 1.5 buts (100%)
Over under mi temps
1
Moins de 2.5 buts (0%)
Plus de 2.5 buts (100%)
Over under mi temps
1
Moins de 3 buts (0%)
Plus de 3 buts (100%)
Over under mi temps
1
Moins de 2 buts (0%)
Plus de 2 buts (100%)
Over under
1
Moins de 3.5 buts (0%)
Plus de 3.5 buts (100%)
Over under
1
Moins de 4.5 buts (0%)
Plus de 4.5 buts (100%)
Over under
1
Moins de 5 buts (0%)
Plus de 5 buts (100%)
Over under
1
Moins de 6.5 buts (0%)
Plus de 6.5 buts (100%)
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1
Moins de 1.5 buts (0%)
Plus de 1.5 buts (100%)
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