L'analyse du match
Le PSV veut conjurer le sort !
Par Rémy · Publié le
La plus belle des affiches n’est pas toujours celle que l’on croit : pour son entrée dans la phase de ligue de la Ligue des Champions 2026-27, le PSV Eindhoven reçoit le Shakhtar Donetsk ce jeudi 10 septembre à 18h45 au Philips Stadion. Deux champions nationaux, deux philosophies offensives, et surtout une première journée où chaque point compte déjà dans le format à 36 équipes.
Le contexte du club ukrainien mérite un mot : privé de son pays par la guerre, le Shakhtar dispute ses rencontres « à domicile » sur terrain neutre depuis plusieurs saisons. Mais ici, pas d’ambiguïté : les hommes d’Arda Turan se déplacent bel et bien aux Pays-Bas, dans un chaudron acquis à la cause néerlandaise. Qualifié pour la phase de ligue à la faveur du rééquilibrage du tableau européen, le club de Donetsk aborde ce rendez-vous avec l’envie de prouver qu’il a sa place parmi l’élite continentale.
Côté néerlandais, la dynamique est excellente. Les protégés de Peter Bosz ont lancé leur saison d’Eredivisie sur les chapeaux de roue : quatre victoires et un nul lors des cinq premières journées, pour un total impressionnant de 18 buts inscrits. Le point d’orgue ? Un succès de prestige 3-1 contre l’Ajax, qui a confirmé que la machine offensive du PSV tournait à plein régime. Sur sa pelouse, le champion des Pays-Bas reste une redoutable place forte, porté par un public bouillant.
Il reste toutefois un chantier à refermer : les entames de campagne européenne. Le PSV a longtemps traîné la réputation de rater son premier match de Ligue des Champions, et les hommes de Bosz auront à cœur de conjurer ce sort dès la J1. Un bon départ à la maison serait le meilleur moyen de se lancer sereinement dans une phase de ligue longue et exigeante.
Pour cela, le PSV s’appuie sur un homme en forme : Ricardo Pepi. L’attaquant américain a déjà planté trois buts lors de ses cinq premières sorties de la saison et incarne la puissance et la mobilité d’une ligne d’attaque complète. Autour de lui, la profondeur d’effectif offre à Bosz de nombreuses solutions pour animer son jeu de possession et de transitions rapides.
Tout n’est pas parfait pour autant du côté de l’infirmerie. Le PSV devra composer sans plusieurs éléments : Jerdy Schouten, victime d’une grave blessure au genou, manque à l’appel au milieu, tandis qu’Alassane Pléa, Sam Ouaissa et Dennis Man figurent aussi parmi les indisponibles. Mauro Junior, lui, est suspendu. De quoi rappeler que même un favori doit gérer ses forces sur la durée.
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En face, le Shakhtar ne débarque pas non plus les mains vides. Dans son championnat, la formation d’Arda Turan a remporté quatre de ses cinq premières rencontres, signe d’une bonne assise nationale. La saison passée, le club ukrainien s’était même hissé jusqu’en demi-finale de la Ligue Conférence, où il avait fini par céder face à Crystal Palace. Une expérience européenne précieuse qui prouve que le Shakhtar sait voyager et rivaliser sur la scène continentale.
Le bémol, c’est la marche en dehors de ses bases : le club reste sur deux revers consécutifs à l’extérieur, un signal qui n’a rien de rassurant à l’heure d’affronter un cador chez lui. Le talent offensif est bien là, notamment avec le jeune Kaua Elias, auteur de trois buts en cinq matchs et candidat au poste de pointe, mais la régularité loin de son public demeure la grande inconnue.
Comme le PSV, le Shakhtar avance diminué. Plusieurs cadres manquent à l’appel : Pedrinho, gêné par une blessure, Marlon, touché musculairement, ou encore Eguinaldo sont annoncés forfaits ou très incertains. Dans un match de ce niveau, où la profondeur de banc fait souvent la différence, cette accumulation d’absences pèse lourd pour une équipe qui devra déjà hausser le ton dans un environnement hostile.
L’histoire récente entre les deux clubs plaide, elle aussi, en faveur des Bataves. Les deux formations ne se sont croisées qu’une seule fois en Coupe d’Europe : c’était en novembre 2024, et le PSV s’était imposé 3-2 à Eindhoven au terme d’un scénario à rebondissements, avec un Ricardo Pepi déjà décisif. Un précédent qui illustre parfaitement le caractère spectaculaire, mais également le réalisme des Néerlandais dans les moments qui comptent.
Au vu de l’équilibre des forces, de la forme du PSV et de l’avantage du terrain, le pronostic penche nettement du côté néerlandais. La victoire du PSV, proposée autour d’une cote de 1.45, apparaît comme le scénario le plus logique pour cette première journée. Attention toutefois : avec deux attaques capables de faire trembler les filets, un match ouvert et des buts de part et d’autre ne seraient pas une surprise. Le Shakhtar aura-t-il les armes pour déjouer les pronostics au Philips Stadion ?
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