Monde Coupe du monde 2026 25/06/2026 00:00
 BEIN1  M6
MAROC

MAROC

MAROC
4 - 2

Mi temps : 2 - 2
Match terminé
HAITI

HAITI

HAITI

L'analyse du match

Par Rémy · Publié le 13 juin 2026 à 11:13

Les Lions ferment le bal à Atlanta !

La Coupe du Monde 2026 referme son Groupe C le 25 juin à minuit, heure de Paris, au Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta, là où le Maroc et Haïti bouclent une poule vérouillée par le Brésil et l’Écosse. Dans ce tournoi élargi à quarante-huit nations, où les deux premiers de chaque groupe et les huit meilleurs troisièmes voient les seizièmes de finale, ce troisième et dernier rendez-vous a tout d’un match-couperet pour les deux camps. Rien n’est gelé avant la dernière journée dans une telle configuration : une victoire ici peut tout changer, et les comptes se feront au point près.

L’enjeu colle à la peau des Lions de l’Atlas. Demi-finalistes au Qatar en 2022, première nation africaine à atteindre ce stade dans l’histoire du Mondial, les hommes de Mohamed Ouahbi débarquent en Amérique du Nord avec un statut d’outsider sérieux et l’obligation morale de ne pas rater leur sortie. Le contexte est particulier : le banc a changé de main au printemps, Walid Regragui ayant quitté ses fonctions après la finale perdue de la dernière Coupe d’Afrique des Nations, et c’est Ouahbi, sacré avec les moins de vingt ans, qui a récupéré les clés à quelques mois du grand bain. Une transition délicate, menée dans l’urgence, mais avec une colonne vertébrale qui connaît par cœur les nuits qui comptent.

En face, Haïti vit un conte. Les Grenadiers retrouvent la Coupe du Monde cinquante-deux ans après leur unique participation, en 1974. Une génération neuve, bâtie pour l’essentiel autour de la diaspora, avec une moyenne d’âge de vingt-quatre ans seulement et une poignée de têtes expérimentées pour tenir le vestiaire. Le sélectionneur français Sébastien Migné, arrivé en 2024, a fait l’essentiel en arrachant ce billet historique ; tout ce que ses joueurs grappilleront dans ce tournoi sera un bonus, et c’est souvent dans cet état d’esprit-là, libéré, qu’une équipe surprend.

Sur le papier, l’écart de vécu saute aux yeux. Le Maroc aligne un onze biberonné aux grands championnats européens, emmené par son capitaine Achraf Hakimi, fraîchement vainqueur de la Ligue des Champions avec Paris et probablement le latéral le plus tranchant de la planète dans son couloir droit. Derrière lui, le gardien Yassine Bounou rassure, Sofyan Amrabat abat un volume de course considérable dans l’entrejeu, et la patte gauche de Brahim Díaz apporte la touche de création entre les lignes. Un bloc taillé pour rivaliser avec n’importe qui, à condition de ne pas tomber dans le piège de la suffisance face à un adversaire annoncé comme le plus modeste de la poule.

Reste que la préparation marocaine a laissé des plumes. Ouahbi a perdu coup sur coup deux pièces maîtresses : le défenseur central Nayef Aguerd, éloigné des terrains depuis le mois de mars par un pépin au pubis, et l’ailier Abde Ezzalzouli, touché au genou en préparation. Deux absences lourdes, l’une qui fragilise l’axe, l’autre qui assèche un peu le côté gauche. Le sélectionneur a aussi fait le choix fort de se passer de Youssef En-Nesyri, pourtant bourreau du Portugal en quart de finale il y a quatre ans, au profit d’un secteur offensif plus jeune et plus mobile. Autant de paris qui dessinent une équipe en pleine mue, séduisante mais pas encore totalement stabilisée.

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Côté haïtien, Sébastien Migné s’appuie sur une ossature plus européenne qu’on ne l’imagine. Devant, l’attaquant de Sunderland Wilson Isidor, qui a opté pour les Grenadiers après un beau parcours en Angleterre, donne un point de fixation précieux, épaulé par Frantzdy Pierrot et par Duckens Nazon, meilleur buteur de l’histoire de la sélection et homme fort de la campagne de qualification. Au milieu, le Wolverien Jean-Ricner Bellegarde apporte de la percussion et une vraie qualité de passe, tandis que le capitaine et gardien Johny Placide incarne la voix de l’expérience dans un groupe très jeune. Le staff a dû composer dans la douleur juste avant le tournoi, privé de Leverton Pierre sur blessure musculaire, remplacé au pied levé par Garven Metusala.

Tactiquement, l’affiche promet un bras de fer de styles. On voit mal Haïti contester longtemps la possession au Maroc : les Grenadiers devraient resserrer leur bloc, défendre bas et compter sur la vitesse d’Isidor et la verticalité de Bellegarde pour piquer en transition. Le danger, pour les Lions, sera de buter sur ce mur compact sans trouver la faille, un scénario que toute équipe favorite redoute en fin de poule, quand les jambes sont déjà lourdes après deux matchs intenses et un troisième déplacement en moins de quinze jours. L’absence d’Ezzalzouli prive justement Ouahbi d’un déséquilibreur capable de faire sauter un bloc bas : la création reposera donc beaucoup sur les fulgurances de Hakimi dans son couloir et sur la science du dernier geste de Brahim Díaz.

La chaleur de la Georgie en fin de mois de juin sera un paramètre à ne pas négliger, même sous le toit rétractable du Mercedes-Benz Stadium. Sur un troisième match en l’espace de douze jours, ce sont les organismes les mieux gérés qui tiennent la distance, et la fraîcheur physique pèsera lourd dans le dernier quart d’heure, là où ce genre de rencontre bascule souvent. La profondeur de banc marocaine, plus étoffée malgré les forfaits, pourrait alors faire la différence face à une sélection haïtienne qui aura sans doute beaucoup dépensé pour exister face au Brésil et à l’Écosse lors des deux premières journées.

Les deux nations ne se sont jamais affrontées à ce niveau, ce qui ajoute une part d’inconnu à ce duel inédit. Le Maroc sait qu’une qualification pour les seizièmes, voire une première place de groupe, peut se jouer sur sa capacité à maîtriser ce rendez-vous sans trembler. Haïti, de son côté, n’a rien à perdre et tout à tenter pour prolonger le rêve et s’inviter, qui sait, dans la course aux meilleurs troisièmes.

Reste la question qui flottera au-dessus de la pelouse d’Atlanta : les Lions de l’Atlas auront-ils les jambes et la lucidité pour fendre l’armure haïtienne quand l’enjeu serrera les gorges ?

Rémy, pronostiqueur football

Rémy — Pronostiqueur football

Rémy, la quarantaine, est un ancien joueur de niveau national reconverti dans l'analyse football. Fin connaisseur des grands championnats et des coupes d'Europe, il décrypte chaque affiche avec l'expérience de celui qui a connu les vestiaires et la pression des fins de saison. Ses avant-matchs privilégient le contexte, les équilibres de jeu et la lecture tactique plutôt que le pari à tout prix.

Tendances de la communauté
1n2
32
MAROC (96.88%)
nul (3.13%)
HAITI (0%)
Handicap 1n2
4
MAROC gagne par au moins 2 buts d'écart (100%)
MAROC gagne par exactement 1 buts d'écart (0%)
HAITI ou match nul (0%)
Over under
2
Moins de 2.5 buts (0%)
Plus de 2.5 buts (100%)
Over under
2
Moins de 4.5 buts (100%)
Plus de 4.5 buts (0%)
HTFT
1
MAROC / MAROC (100%)
MAROC / nul (0%)
MAROC / HAITI (0%)
nul / MAROC (0%)
nul / nul (0%)
nul / HAITI (0%)
HAITI / MAROC (0%)
HAITI / nul (0%)
HAITI / HAITI (0%)
Draw no bet
1
MAROC (100%)
HAITI (0%)
Handicap 12
1
MAROC gagne par au moins 3 buts d'écart (100%)
HAITI, match nul ou MAROC gagne avec moins de 2 buts d'écart (0%)
Les deux équipes marquent
1
oui (0%)
non (100%)
Over under
1
Moins de 2 buts (0%)
Plus de 2 buts (100%)
Double chance
1
MAROC ou nul (100%)
nul ou HAITI (0%)
MAROC ou HAITI (0%)
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