Monde Coupe du monde 2026 26/06/2026 01:00
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JAPON

JAPON

JAPON
1 - 1

Mi temps : 0 - 0
Match terminé
Suède

Suède

Suède

L'analyse du match

Par Rémy · Publié le 14 juin 2026 à 18:01

Le Japon peut-il finir le travail ?

Pour clore le groupe F, le Japon retrouve la Suède dans la fournaise climatisée de l’AT&T Stadium d’Arlington, ce 26 juin à 1h00 du matin (heure de Paris). Un huicième de finale à portée de main pour les uns, une dernière cartouche à jouer pour les autres : cette troisième et dernière journée de poule, dans un quatuor où figurent aussi les Pays-Bas et la Tunisie, promet d’être électrique. Avec le format élargi à quarante-huit nations et un accès ouvert aux meilleurs troisièmes, aucune des deux sélections ne voudra calculer : la qualification se joue ici, et personne n’a le droit à l’erreur.

Premier pays au monde à avoir composté son billet pour ce Mondial nord-américain — dès le mois de mars 2025, après une qualification asiatique menée tambour battant —, le Japon aborde ce rendez-vous avec le statut d’outsider respecté. Classés 18es à la FIFA, les Samouraïs Bleus d’Hajime Moriyasu se sont bâti une réputation de tombeur de grandes nations : technique au sol, pressing coordonné, transitions venimeuses. Le sélectionneur, premier de l’histoire nippone à enchaîner deux cycles mondiaux complets, connaît sa partition par cœur et dispose d’un effectif taillé pour rivaliser avec n’importe qui.

Mais l’infirmerie a frappé fort avant le tournoi. Le Japon doit composer sans Kaoru Mitoma, son ailier le plus tranchant, victime d’une blessure aux ischio-jambiers, ni Takumi Minamino, écarté par un grave pépin au genou. Pire encore : le 11 juin, le capitaine Wataru Endô a déclaré forfait à son tour, contraignant Moriyasu à remodeler son entrejeu et à confier le brassard à Kô Itakura, tandis que Shuto Machino intégrait la liste. Trois absences lourdes, qui privent les Bleus d’une partie de leur percussion sur les côtés et de leur leader naturel au milieu.

Reste que le réservoir nippon demeure profond. Takefusa Kubo, virevoltant meneur de la Real Sociedad, Ritsu Doan, Junya Ito et Daichi Kamada offrent à Moriyasu un éventail de solutions offensives qui maintient la sélection à un haut niveau de compétitivité. Derrière, le rappel de Takehiro Tomiyasu, absent depuis juin 2024, solidifie une arrière-garde où l’inépuisable Yuto Nagatomo, 39 ans, dispute sa cinquième Coupe du monde consécutive. L’ADN est intact : bloc compact, vitesse dans les intervalles et générosité dans l’effort.

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En face, la Suède revient de loin. Absents du Mondial 2022 au Qatar, les Scandinaves ont vécu une campagne de qualification cauchemardesque, au point de limoger leur sélectionneur Jon Dahl Tomasson après un début désastreux. C’est l’Anglais Graham Potter, ancien technicien de Chelsea et de West Ham, qui a repris les rênes en pompier, avec une mission unique : ramener la Suède au Mondial. Pari tenu, et de quelle manière. En barrages, au mois de mars, les Jaune et Bleu ont sorti l’Ukraine puis la Pologne, battue 3-2 en finale sur un but de Viktor Gyökeres à la 88e minute. Un scénario fou qui a ressoudé un groupe que l’on disait fini.

Car la Suède possède une arme que beaucoup lui envient : son duo d’attaquants. Viktor Gyökeres, auteur d’un triplé retentissant face à l’Ukraine en barrage, et Alexander Isak forment l’un des tandems les plus cotés de la planète, recrutés à prix d’or à l’été 2025 par Arsenal et Liverpool. Leur première saison anglaise n’a pas tenu toutes ses promesses, mais sous le maillot national, l’alchimie reste leur meilleur argument. Ajoutez-y la vitesse d’Anthony Elanga, le talent montant de Benjamin Nygren et un Potter réputé pour structurer ses blocs : la Suède a les moyens de faire trembler n’importe quelle défense.

L’histoire entre les deux nations reste serrée. Sur cinq confrontations, la Suède mène légèrement avec deux succès contre un au Japon, pour deux matchs nuls, leur dernière empoignade s’étant soldée par un amical équilibré (1-1). Autant dire qu’aucune des deux équipes ne part avec un ascendant psychologique écrasant. Sur la durée, la régularité nippone à l’échelle mondiale — six participations consécutives en phase finale — tranche avec le retour en montagnes russes des Suédois, mais le passé récent rappelle que les Scandinaves savent gêner les latins comme les techniciens asiatiques.

Tactiquement, le duel s’annonce passionnant. D’un côté, un Japon qui veut imposer son tempo, monopoliser le ballon et étirer les lignes adverses par ses combinaisons rapides ; de l’autre, une Suède plus directe, prompte à se replier bas pour libérer ses flèches en contre. Le pari de Potter : contenir les vagues nippones et offrir un ou deux ballons de but à Isak et Gyökeres dans les espaces. Le défi de Moriyasu : privé de Mitoma, trouver les déclocages côté gauche et gérer la profondeur imposée par les attaquants suédois.

Tout dépendra aussi des résultats des deux premières journées : selon le classement à l’entame de cette rencontre, l’un comme l’autre pourrait avoir besoin d’une victoire impérative, ou au contraire d’un simple point pour valider son ticket. Une chose est sûre : dans un groupe dominé sur le papier par les Pays-Bas, cette confrontation Japon-Suède pourrait bien désigner le second qualifié, voire offrir un strapontin de meilleur troisième. La fatigue du troisième match, la chaleur texane et le poids de l’enjeu feront le reste.

Alors, qui de la maîtrise collective japonaise ou de la puissance offensive suédoise franchira la porte des huitièmes ? À Arlington, sous le toit géant de l’AT&T Stadium, les Samouraïs Bleus joueront leur sérieux légendaire face à des Scandinaves ressuscités. Un dernier acte de groupe qui sent la poudre : le genre de match où un éclair de Kubo ou un coup de patte de Gyökeres peut tout faire basculer.

Rémy, pronostiqueur football

Rémy — Pronostiqueur football

Rémy, la quarantaine, est un ancien joueur de niveau national reconverti dans l'analyse football. Fin connaisseur des grands championnats et des coupes d'Europe, il décrypte chaque affiche avec l'expérience de celui qui a connu les vestiaires et la pression des fins de saison. Ses avant-matchs privilégient le contexte, les équilibres de jeu et la lecture tactique plutôt que le pari à tout prix.

Tendances de la communauté
1n2
29
JAPON (72.41%)
nul (13.79%)
Suède (13.79%)
Les deux équipes marquent
6
oui (100%)
non (0%)
Draw no bet
3
JAPON (100%)
Suède (0%)
Double chance
3
JAPON ou nul (100%)
nul ou Suède (0%)
JAPON ou Suède (0%)
Over under
3
Moins de 1.5 buts (0%)
Plus de 1.5 buts (100%)
Over under
2
Moins de 2.5 buts (0%)
Plus de 2.5 buts (100%)
Handicap 12
1
JAPON gagne ou ne perd pas par plus de 1 buts (100%)
Suède gagne par au moins 2 buts d'écart (0%)
1n2
1
JAPON (100%)
nul (0%)
Suède (0%)
Over under
1
Moins de 2 buts (0%)
Plus de 2 buts (100%)
Les deux équipes marquent
1
oui (100%)
non (0%)
Over under mi temps
1
Moins de 0.5 buts (0%)
Plus de 0.5 buts (100%)
Over under mi temps
1
Moins de 1.5 buts (0%)
Plus de 1.5 buts (100%)
Over under mi temps
1
Moins de 2.5 buts (0%)
Plus de 2.5 buts (100%)
Over under mi temps
1
Moins de 3 buts (0%)
Plus de 3 buts (100%)
Over under mi temps
1
Moins de 4.5 buts (0%)
Plus de 4.5 buts (100%)
Over under
1
Moins de 3.5 buts (0%)
Plus de 3.5 buts (100%)
Over under
1
Moins de 4.5 buts (0%)
Plus de 4.5 buts (100%)
Over under
1
Moins de 5 buts (0%)
Plus de 5 buts (100%)
Over under
1
Moins de 6.5 buts (0%)
Plus de 6.5 buts (100%)
Over under
1
Moins de 7.5 buts (0%)
Plus de 7.5 buts (100%)
Over under
1
Moins de 3 buts (0%)
Plus de 3 buts (100%)
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