L'analyse du match
Duel au sommet à Saint-Denis !
Par Rémy · Publié le 5 octobre 2026 à 09:51
Huit jours après le premier acte, voici déjà la revanche. Lundi 5 octobre 2026 à 20h45, le Stade de France accueille France – Belgique pour la 4e journée du groupe A1 de la Ligue des Nations, en Ligue A, une poule qui réunit aussi l’Italie et la Turquie. Le match retour d’un derby des voisins qui ne laisse jamais indifférent, diffusé sur TF1, et qui marque la mi-parcours de la phase de groupes : seuls les deux premiers verront les quarts de finale.
Le décor a été planté fin septembre. Pour sa première sortie sur le banc tricolore, Zinédine Zidane, qui a succédé à Didier Deschamps après la 4e place du Mondial 2026, est allé s’imposer 1-0 en Turquie sur un but de Kylian Mbappé. Trois jours plus tard, au stade Roi-Baudouin, le sélectionneur a changé neuf joueurs de son onze de départ, et la prise de risque a payé : entré en jeu, Michael Olise a délivré les Bleus à la 88e minute (0-1). Côté belge, Mark van Bommel avait lui parfaitement lancé son mandat en allant battre l’Italie 2-0 à Rome, grâce à Mika Godts et Dodi Lukébakio. Avant la 3e journée, la France pointait donc seule en tête avec 6 points, devant la Belgique et l’Italie (3 points chacune), la Turquie fermant la marche sans le moindre point.
Le point après la 3e journée : vendredi 2 octobre, les Bleus ont concédé le premier match nul de l’ère Zidane face à l’Italie, au Stade de France (1-1). Michael Olise, encore lui, avait ouvert le score à la 55e minute sur un coup franc servi par Rayan Cherki, avant qu’Alessandro Bastoni n’égalise pour la Squadra Azzurra (68e). La soirée s’est mal terminée pour Dayot Upamecano, exclu à la 85e minute pour un second avertissement. Dans le même temps, à Sclessin, la Belgique a parfaitement réagi en dominant la Turquie (3-0) grâce à un doublé de Kevin De Bruyne (10e, 59e) et à un but de Romelu Lukaku (76e). Résultat : la France reste en tête avec 7 points, mais les Diables Rouges ne pointent plus qu’à une longueur (6 points), devant l’Italie (4 points) et la Turquie, toujours bredouille. Ce rendez-vous de lundi prend donc des allures de duel au sommet : un succès tricolore porterait l’avance sur le dauphin à quatre points, tandis qu’une victoire belge ferait basculer la première place.
Les absents et la composition probable des Bleus : la France reste privée de Kylian Mbappé, touché au genou sur son but en Turquie et forfait pour toute la fenêtre internationale, sans avoir été remplacé numériquement dans le groupe. Ibrahima Konaté manque aussi à l’appel (Leny Yoro a été appelé à sa place), tout comme Warren Zaïre-Emery, William Saliba et Aurélien Tchouaméni, tandis que le gardien Robin Risser a cédé sa place à Jean Butez. Une absence s’est ajoutée depuis vendredi : suspendu après son exclusion face à l’Italie, Dayot Upamecano a quitté Clairefontaine samedi matin pour regagner le Bayern Munich. Pour ce quatrième match en une dizaine de jours, Zidane devrait de nouveau faire tourner. Selon la composition probable relayée par la presse ce week-end, Guillaume Restes pourrait honorer sa première sélection dans les buts, derrière une défense composée de Jules Koundé, Jérémy Jacquet, Maxence Lacroix et Andy Diouf. Au milieu, Manu Koné serait entouré d’Eduardo Camavinga et de Maghnes Akliouche, avec Michael Olise, Estéban Lepaul et Bradley Barcola en attaque. Ousmane Dembélé et Rayan Cherki pourraient, eux, débuter sur le banc.
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Côté belge, Van Bommel doit composer avec une liste d’absents conséquente. Thibaut Courtois a demandé à ne pas être retenu, Jérémy Doku et Amadou Onana manquent à l’appel, Alexis Saelemaekers et Thomas Meunier n’ont pas été convoqués, et les retraites internationales de Matz Sels et d’Axel Witsel ont achevé de tourner une page. Il y a tout de même quelques bonnes nouvelles : Leandro Trossard, remis d’un œdème osseux au talon, et le gardien Mike Penders, gêné au quadriceps, ont réintégré le groupe avant la réception de la Turquie. Diego Moreira, qui purgeait contre la Turquie une suspension pour cumul de cartons jaunes, est de nouveau disponible, sans être assuré de débuter. Le vrai coup dur est tombé vendredi : avertis à Sclessin pour la deuxième fois de la fenêtre internationale, Kevin De Bruyne, pourtant auteur d’un doublé, et le capitaine Youri Tielemans sont suspendus pour ce déplacement. Pour compenser, Van Bommel devrait associer Roméo Lavia et Nicolas Raskin dans l’entrejeu. La presse belge envisage un onze avec Senne Lammens dans les buts, Joaquin Seys, Brandon Mechele, Nathan Ngoy et Timothy Castagne en défense, Mika Godts en soutien et Leandro Trossard, Charles De Ketelaere et Dodi Lukébakio devant, Hans Vanaken restant une option dans l’axe. Romelu Lukaku, meilleur buteur de l’histoire de la sélection et buteur vendredi, demeure une alternative de poids.
L’histoire récente, elle, penche lourdement du côté tricolore. Depuis 2018, les Diables Rouges n’ont plus battu leur voisin en match officiel. Il y a eu la demi-finale du Mondial russe à Saint-Pétersbourg (1-0, tête de Samuel Umtiti), puis la folle demi-finale de la Ligue des Nations 2021 à Turin, où la France était revenue de 0-2 pour l’emporter 3-2 grâce à Karim Benzema, Kylian Mbappé et Théo Hernandez dans les dernières minutes. À l’Euro 2024, à Düsseldorf, un tir de Randal Kolo Muani dévié par Jan Vertonghen avait suffi en huitième de finale (1-0). Lors de la Ligue des Nations 2024-2025, les Bleus s’étaient encore imposés 2-0 à Lyon puis 2-1 à Bruxelles, avec un doublé de Kolo Muani. Ajoutez le 0-1 du 28 septembre, et la série devient un véritable « plafond de verre » pour la Belgique.
Sur le plan tactique, le match aller a laissé des indices. Même avec une équipe largement remaniée, la France avait tenu le ballon et multiplié les occasions, sans parvenir à concrétiser avant le coup de génie d’Olise. Le principal défaut des Bleus version Zidane reste l’efficacité : trois buts seulement en trois journées, dont deux signés Olise, malgré une domination souvent nette. À l’inverse, la défense n’a cédé qu’une fois, sur la frappe de Bastoni, mais elle devra se réorganiser sans Upamecano. La Belgique, elle, n’a encaissé qu’un but en trois matchs sous Van Bommel. Face à elle, la Belgique devra trouver un autre équilibre qu’à l’aller, avec davantage de présence dans la surface et de vitesse sur les côtés, là où Trossard, Lukébakio ou Godts peuvent faire mal. Dans l’entrejeu, privés de leurs deux métronomes, les Diables Rouges devront inventer de nouveaux circuits face à Koné et Camavinga.
Côté cotes, le marché désigne clairement un favori. Selon le comparatif publié par Rue des Joueurs ce lundi matin, la victoire de la France s’affiche aux alentours de 1.47 chez Betclic, le match nul autour de 4.80 chez Winamax et un succès belge vers 6.25 chez Unibet. Malgré les absences de Mbappé et d’Upamecano, entre la profondeur de banc à la disposition de Zidane, l’avantage du terrain, la dynamique des confrontations directes et les suspensions de De Bruyne et Tielemans côté belge, la piste retenue reste celle d’une victoire de la France, cotée aux alentours de 1.47. Une lecture à garder avec prudence : sans Mbappé, l’attaque tricolore n’a pas encore prouvé qu’elle savait tuer les matchs, et une Belgique relancée par son succès face à la Turquie peut se montrer redoutable.
Après ce derby, il restera deux journées pour boucler la phase de groupes, et le vainqueur de lundi aura pris une sérieuse option sur la qualification. Zidane peut-il signer un deuxième succès en huit jours face aux Diables Rouges, ou la Belgique de Van Bommel va-t-elle enfin briser la malédiction face à son voisin ?
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