L'analyse du match
Par Rémy · Publié le 19 septembre 2026 à 10:31
Pour le compte de la 5ème journée de Serie A, la Fiorentina reçoit Naples ce dimanche 20 septembre 2026 à 12h30 au Stadio Artemio Franchi. Deux convalescents face à face, juste avant la trêve internationale.
Fiorentina - Naples sent déjà le soufre. D’un côté, une Viola qui a déjà grillé un entraîneur : Fabio Grosso, arrivé cet été, a été remercié le 6 septembre après trois défaites en trois journées, et c’est Paolo Vanoli, l’homme de la saison passée, qui a été rappelé dès le lendemain pour éteindre l’incendie. De l’autre, un Napoli confié à Massimiliano Allegri, successeur d’Antonio Conte depuis le début juillet, qui vient de traverser une série de trois revers consécutifs toutes compétitions confondues avant de relever la tête. Le match de midi au Franchi arrive donc à un moment charnière pour les deux bancs.
Le classement dit l’écart de départ et la fragilité commune. Après quatre journées, les Azzurri pointent à la 10ème place avec 6 points (deux victoires, deux défaites, 6 buts marqués pour 5 encaissés), déjà à six longueurs de la Roma et de l’Inter, intraitables avec 12 points sur 12. La Fiorentina, elle, n’a que 3 points au compteur (une victoire, trois défaites), avec 5 buts inscrits pour 11 encaissés. Dans les profondeurs du classement, chaque point pris face à un cador vaut double.
Le début de saison florentin a viré au cauchemar avant de retrouver des couleurs. Sous Grosso, la Viola a sombré 4-0 à l’Olimpico face à la Roma, puis s’est inclinée deux fois au Franchi, 0-3 contre le promu Frosinone et 1-2 contre le Torino, sous les sifflets. Un but marqué, neuf encaissés, zéro point : la direction n’a pas attendu. Et le retour de Vanoli a produit un effet immédiat. Le 11 septembre à Venise, les Florentins se sont imposés 4-2 grâce à un triplé du jeune Argentin Franco Mastantuono (29ème, 30ème et 84ème) et un but de Mateo Pellegrino, avant d’enchaîner mardi 15 septembre par un 3-0 en Coupe d’Italie contre Pise (Pellegrino, Gnonto, Gonçalves). Deux victoires de rang, six buts inscrits : la machine offensive s’est débloquée.
Reste que le Franchi n’a pas encore vu son équipe prendre le moindre point cette saison, et c’est bien là l’enjeu du jour pour les hommes de Vanoli. Le technicien a confirmé en conférence de presse les retours d’Atta, ménagé en Coupe pour retrouver du rythme, et de Radu Dragusin, remis d’une contracture. Devant David De Gea, la Viola devra surtout retrouver l’« équilibre » réclamé par son coach, qui veut du courage sans naïveté face à un adversaire dont il dit lui-même qu’il a « un effectif pour jouer le Scudetto ». La concurrence Beto - Pellegrino en pointe, avec Mastantuono en soutien, donne des options.
Jusqu’à 100 € de Freebets offerts si votre tout premier pari est perdant !
DaznBet vous recrédite 100 % de votre 1re mise perdante en Freebets sous 24 h.
Côté napolitain, la trajectoire a été tout aussi cahoteuse. Allegri avait pourtant débuté par un succès propre à Gênes (2-0, De Bruyne et Vergara), avant que le Maradona ne tombe face à Côme (1-2, but de Højlund) et que San Siro ne tourne au supplice : menés 2-0 après les buts de Politano et de Højlund, les Azzurri se sont fait renverser 3-2 par l’Inter, avec un but de Lautaro Martinez dans le temps additionnel. Quatre jours plus tard, l’entrée en Ligue des Champions s’est soldée par une défaite 0-1 contre Arsenal, sur un bijou d’Ødegaard. Le 1-0 arraché face à Bologne dimanche dernier, grâce à Stanislav Lobotka à la 66ème minute sur un centre de Favasuli, a donc fait office de bouffée d’oxygène : la première victoire d’Allegri au Maradona.
Le problème, pour les Napolitains, c’est l’infirmerie. Six joueurs sont d’ores et déjà forfaits pour Florence : le gardien Alex Meret, le défenseur Alessandro Buongiorno, Scott McTominay, Alisson Santos, Marianucci et Giovane. Frank Anguissa, qui n’a effectué que du travail individualisé cette semaine, reste très incertain et ne serait, au mieux, que remplaçant. Bonne nouvelle en revanche pour Kevin De Bruyne : sorti sur crampes contre Bologne, le Belge n’a rien de sérieux et sera bien là. Auteur d’un but et de dix occasions créées en championnat, il est le métronome de ce Napoli, tandis que Rasmus Højlund, déjà 2 buts en Serie A, doit assumer le rôle de finisseur. Derrière, Rafa Marin devrait suppléer Buongiorno aux côtés de Rrahmani, devant Milinkovic-Savic.
L’histoire récente, elle, ne laisse guère de place au doute. Naples a remporté les quatre derniers duels de championnat face à la Viola, avec un cumul de 10 buts à 3. La saison passée, les Azzurri s’étaient imposés 3-1 au Franchi le 13 septembre 2025 (De Bruyne, Højlund et Beukema), avant de récidiver 2-1 au Maradona le 31 janvier 2026 (Vergara et Gutierrez, réduction du score de Solomon). Plus frappant encore : les Napolitains sont invaincus depuis huit visites à Florence. Le dernier succès florentin remonte au 29 avril 2018, un 3-0 marqué par le triplé de Giovanni Simeone.
Le calendrier ajoute un peu de piment. Après la trêve, Naples enchaînera la réception de Frosinone le 10 octobre, le déplacement à Villarreal en Ligue des Champions le 13, puis un voyage à Venise. La Fiorentina, elle, ira à Gênes avant de recevoir Côme puis d’affronter l’Inter à San Siro. Et les deux clubs se retrouveront dès les huitièmes de finale de la Coupe d’Italie, ce qui donne à ce premier round une saveur particulière.
Au moment de trancher, la logique penche vers les visiteurs malgré leur effectif décimé. Plus riche individuellement, porté par un De Bruyne rassuré et par huit ans d’invincibilité au Franchi, Naples part avec une longueur d’avance sur une Fiorentina qui n’a pas encore prouvé sa solidité défensive à domicile. Le succès des Azzurri est proposé autour de 2.25 chez les opérateurs agréés par l’ANJ, contre environ 3.20 pour la Viola et 3.40 pour le nul : une cote cohérente pour un favori en déplacement mais convalescent. Notre pronostic va donc à une victoire de Naples, sans garantie aucune : parier reste un jeu d’argent, à pratiquer avec modération.
Alors, le Franchi de Vanoli est-il vraiment redevenu une terre de courage, ou Naples va-t-il, une fois de plus, faire de Florence son jardin ?